Article de France Bleu : Lyon-Turin


Extrait de l’article publié sur le site de France bleu le 14 juin 2017

Le tunnel du Lyon-Turin, une opportunité à condition de prévoir la main d’oeuvre

Cela intéresse plutôt les entreprises d’au moins quinze salariés qui pourront d’ailleurs se regrouper pour répondre aux appels d’offre.
Il faudra rester vigilant quant au risque d’absorption de la main d’œuvre, face à ce chantier qui aura l’allure d’une aubaine.
Par exemple : un salarié de 40-45 ans qui est aujourd’hui chef d’équipe peut être attiré par ce grand chantier en se disant je vais travailler 20 ans, finir ma carrière. C’est peut-être aussi un chantier où il y aura plus de rémunération, où il y aura moins de déplacements, donc il peut être attiré et ça va déstabiliser des entreprises.

Afin d’éviter une montée du coût de la main d’œuvre (et donc des prix pour les marchés publics comme privés) il faut continuer à œuvrer pour la formation de nos futurs collaborateurs, par l’apprentissage et l’alternance, mais aussi aux côtés de Pôle Emploi afin de former les demandeurs d’emploi.

Cette anticipation nous permettra d’être solides face à la concurrence des entreprises extérieures, tout en bénéficiant de l’opportunité de ce chantier d’une grande envergure.

ITW – Attention au risque d’absorption de la main d’oeuvre locale sur ce chantier du Lyon-Turin – 


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La société franco-italienne en charge de la construction du tunnel international entre Saint-Jean-de-Maurienne et Suse s’apprête à lancer les appels d’offre. 81 marchés qui seront attribués d’ici 2019. TELT l’assure, certains appels d’offres sont prévus aussi pour les PME du BTP savoyard.

La société TELT (Tunnel Euralpin Lyon-Turin) va lancer dans les prochaines semaines les premiers appels d’offre pour percer le tunnel de 57 kilomètres entre Saint-Jean-de-Maurienne et Suse, en Italie. Au total 81 marchés qui, assure le directeur de TELT Mario Virano, ne sont pas uniquement dimensionnés pour les majors de la construction – Vinci, Bouygues, Eiffage côté français-.
Le découpage du chantier est prévu pour des contrats allant de cinq millions d’euros à plus d’un milliard, ce qui, toujours selon le directeur de TELT, permet aux entreprises locales de répondre directement à ces appels d’offres, sans attendre un contrat de sous-traitance des majors.

Le percement du tunnel de 57 kilomètres, une véritable opportunité pour les entreprises savoyardes et pour l’emploi dans le secteur de la construction ? Le secteur qui représente six à sept pour cent des emplois en Savoie, soit environ 12 000 personnes.
Le président de la CAPEB 73, le syndicat des artisans du bâtiment en Savoie, estime qu’il sera compliqué pour des toutes petites entreprises, qui emploient en moyenne cinq salariés, de répondre aux appels d’offres du Lyon-Turin.

Pour les toutes petites entreprises du BTP, travailler pour le chantier du Lyon-Turin s’annonce compliqué.

De son côté, le président de la Fédération du BTP 73 se dit lui confiant sur l’accès des entreprises savoyardes à ce gigantesque chantier prévu sur vingt ans. René Chevalier souligne que cela intéresse plutôt les entreprise d’au moins quinze salariés. Elles pourront d’ailleurs se regrouper pour répondre aux appels d’offre.

Le tunnel du Lyon-Turin, une opportunité à condition de prévoir la main d’oeuvre

Ce qui inquiète plus le président de la Fédération du BTP 73, c’est de risque d’absorption de la main d’oeuvre par la chantier, et les conséquences pour les entreprises sur les autres chantiers de construction en Pays de Savoie. « Je vous donne un exemple: un salarié de 40-45 ans qui est aujourd’hui chef d’équipe peut être attiré par ce grand chantier en se disant je vais travailler 20 ans, finir ma carrière. C’est peut-être aussi un chantier où il y aura plus de rémunération, où il y aura moins de déplacements, donc il peut être attiré et ça va déstabiliser des entreprises « , explique René Chevalier.

Le risque c’est une augmentation du coût de la main d’oeuvre mais surtout des prix pour les marchés publics comme privés. Ce qui amènera une concurrence des entreprises extérieures. D’où la nécessité de former dès maintenant des futurs salariés – il faut compter quatre ans pour un brevet professionnel- et travailler avec Pôle Emploi pour former des demandeurs d’emploi.

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